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24-25/09/2004
Introduction:
Les ONGs humanitaires et
caritatives ont, au cours du 20ème siècle, connu une
révolution pacifique qui a fait de ce phénomène, marginal jusqu'à la
fin du 19ème siècle, une véritable expression sociétale
de la solidarité inter-humains. Ceci s’ajoute au développement de
leur rôles, structures internes et rapports à la société politique
et civile, que ce soit au plan national ou international. Si la
bourse se trouve responsable de la mort de dizaines de milliers
d’êtres humains par an, et ce sans qu’aucun homme d’affaire ne
traverse les frontières des pays pauvres, l’action humanitaire tente
de sauver tout autant d’Hommes sur le terrain des pays concernés. De
ce fait, les ONGs humanitaires sont devenues une réalité dans le
cadre géo-politique des Etats et dans l’aspiration des gens à une
vie meilleure.
Les différents
gouvernements et formations politiques, ayant compris l’importance
du phénomène des ONGs -devenu grand enjeu juridique et civique sur
les plans interne et externe-, ont cherché à les influencer, à les
contenir et à les utiliser à des fins politiques et culturelles.
L’instrumentalisation et
la manipulation des ONGs humanitaires ont largement affaibli ce
phénomène et semé le doute dans l’opinion publique internationale
qui a perdu son unité et son esprit universel chaque fois qu’est
évoquée l’action humanitaire de l’autre. La mort des médecins
américains qui ont consacré leur vie pour les malades au Yémen a
suscité très peu de protestation dans le monde arabe. C’est aussi le
cas de Rachel, la jeune Américaine morte sous un bulldozer israélien
à Gaza, mais cette fois chez elle, aux Etats Unis. La politique et
les idéologies nous font perdre un principe essentiel de
l’humanisation de notre existence : la nécessité de découvrir la
capacité de la solidarité internationale de construire des ponts
entre les peuples et les cultures.
Le 11 septembre est
peut-être une date comme une autre pour les ONGs du Nord, mais pour
celles du Sud et notamment islamiques c’était une
catastrophe à tous points de vue. Les ennuis passagers dont
faisaient l’expérience les associations à caractère islamique sont
devenues une véritable guerre jamais reconnue de la part de
l’administration américaine. Guerre qui a utilisé les lois
d’exception et les méthodes des preuves secrètes afin de
couvrir les dépassements qui ont visé un grand nombre d’associations
connues pour leur grand professionnalisme et leurs bons résultats.
Une guerre sans merci a été livrée à leur encontre comprenant : le
gel de leurs avoirs, leur stigmatisation arbitraire en tant que
terroristes, leur contrôle permanent de manière à effrayer le public
et à éloigner les bénévoles. A tel point que des bénévoles de l’une
des associations caritatives ont été torturés par les forces
italiennes faisant partie d’IFOR (au Kosovo). Et ce dans une
violation flagrante de la Convention européenne des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales.
Ceci se passe de manière à
éloigner les citoyens de ces expressions naturelles qui représentent
environ un milliard de Musulmans. Alors que ceux-ci ont le droit de
choisir les méthodes de travail de leurs associations humanitaires,
leurs programmes et les moyens de les faire évoluer.
Cette campagne nous met
face au problème de la coordination entre les ONGs humanitaires du
Nord et celles du Sud, afin de préserver ce pont naturel qui
rassemble toutes les associations caritatives et humanitaires autour
de la plupart de leurs objectifs et activités.
Pour que les politiciens
n’arrivent pas à porter atteinte à cet axe principal de la vie des
peuples, la Commission arabe des droits humains (ACHR) a
appelé à la tenue de la Conférence de Paris des ONGs
humanitaires. Elle a réuni 151 ONGs humanitaires et caritatives dont
les principes d’action sont conformes à la loi humanitaire
internationale. Ces ONGs considèrent que la protection des
individus, des catastrophes est au cœur de leurs objectifs. Des
experts spécialistes et un bon nombre d’ONGs intergouvernementales,
telles que la CE, HCHR, l’Unesco, la Croix Rouge internationale,
l’Unicef, l’OMS, ont participé à cette conférence. Un Bureau
International fut élu pour former une confédération internationale
des ONG humanitaires capable de coordonner leur actions et
protéger les personnes et les associations de l’action humanitaire.
Ce bureau appelle aujourd’hui, à la tenue de la 2ème Conférence internationale des ONGs humanitaires.
Forme
générale de la Conférence
La Conférence aura lieu à Genève, (du 24 au 26/09/ 2004). Elle
réunira pas moins de 180 représentants d’ONGs humanitaires et
caritatives, dont la moitié en provenance des pays du Sud, et aura
recours à trois langues: le français, l’arabe et l’anglais.
Les
objectifs de la Conférence
1-
Etude des principaux problèmes que connaissent les ONGs caritatives
et humanitaires en ce début du troisième millénaire, notamment dans
le cadre de la mondialisation.
2- Présentation d’une synthèse sur les modalités de défense et
les mécanismes de protection des ONGs humanitaires, aussi bien à
l’échelle nationale qu’internationale
3-
Mise en relief du rôle des associations caritatives dans la trame du
tissu humain dans la société et d’un climat de fraternité, de
solidarité et d’entraide entre les concitoyens. De même,
l’importance de leur rôle pour la défense des droits sociaux et
économiques auprès des populations pauvres, démunies ou faisant
l’expérience de guerres, tragédies ou catastrophes. Ce qui nécessite
leur protection et demande la facilitation de leurs actions sur le
terrain,
4- Nécessité de s’activer pour la mise en place d’un dispositif qui
garantit la protection des ONGs caritatives et humanitaires contre
toute forme d’arbitraire et de répression, notamment en temps de
conflit armée. Ainsi que la distribution à large échelle de la
déclaration universelle émanant de la Conférence de Paris sur les
droits et les responsabilités des personnes et des groupes
travaillant dans l’humanitaire en vue de son adoption par
l’assemblée générale des Nations Unies, comme cela a été le cas pour
la protection des défenseurs des droits de l’homme.
Actions
à entreprendre
1-Un
comité préparatoire est chargé de l’organisation de la Conférence
composé de personnalités suisses et internationales,
2-
Obtention de l’accord des ONGs désirant participer à la Conférence
en leur adressant des lettres précisant les objectifs de la
Conférence et présentant une idée sur son cadre général et le
programme proposé, ce qui donnera suite à des invitations adressées
aux participants,
3-
Envoi de propositions à des spécialistes qui auront à présenter des
travaux sur le travail caritatif et humanitaire,
4-
Evaluation attentive de la dimension médiatique de la Conférence, de
manière à veiller à une bonne diffusion de l’information avant,
pendant et après les travaux.
Axes de
la Conférence
1-
Evaluation du travail des associations mondiales et leurs capacités
à répondre aux besoins humains dans les temps de paix et de guerre.
Ainsi que l’examen de la situation des ONGs poursuivies pour leurs
activités à travers des ONGs ayant été neutralisées avec la
globalisation de l’état d’urgence.
2-
Evaluation des modalités de défense et des mécanismes de
protection des ONGs humanitaires, et des propositions dans le sens
de l’amélioration de ces mécanismes.
2ème Conférence
Internationale de des ONGs humanitaires
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