|
Il existe un nombre considérable d’institutions non gouvernementales qui
remplissent des rôles importants dans la vie des gens, dans de vastes
régions du monde. Ces institutions et associations gèrent des projets de
développement, de santé, d’éducation et projets sociaux hautement
imprégnés d’humanisme. Et, parce que ces institutions sont nées dans des
pays, pour la plupart, en voie de développement, elles supervisent les
projets de développement dans leurs pays et à l’étranger. Elles
rencontrent, en outre, des obstacles tels que le manque d’ancrage de
l’action humanitaire et le bénévolat dans leurs pays d’origine comme
dans les pays bénéficiaires de l’aide, ainsi que le manque de conscience
de l’importance du rôle qu’elles peuvent jouer. Un manque de conscience
qu’on trouve aussi bien dans son monde d’origine que dans les grandes
institutions internationales.
Ces associations dépensent des sommes colossales sur les pauvres, les
malades, les analphabètes dans le monde et fournissent eaux potables,
éducation, soins, protection de l’Homme et de la nature ainsi que de
nombreux autres services sociaux. Les bénévoles et employés qui les
composent assurent donc la poursuite de grandes œuvres dans la vie de
l’humanité. Du fait de leur positionnement dans les pays du Sud, elles
furent privées de renommée mondiale qu’impliqueraient de tels actions
nobles et, par conséquent, des protections juridiques et médiatiques
internationales. Elles devinrent aussi victimes à toute sorte
d’agression sans raison valable autre que le maque de soutiens politique,
médiatique et juridique dont elles souffrent. Certaines raisons liées à
ce déficit en soutien reviennent à ces institutions elles-même, du fait,
notamment, de leur préoccupation exclusive pour les actions de terrain,
pensant que la noblesse de ses importantes activités et le besoin
constant que lui formulent les plus démunis leur assureront l’immunité
juridique et les garantiront de fait dans la conscience universelle.
Cependant les attentats du 11 septembre ont inversé plusieurs réalités
et les actions humanitaires non gouvernementales, dans et vers les pays
en voie de développement, sont devenus dès lors objet à suspicion.
C’est pourquoi le pas a été lancé vers la création d’un bureau
international qui réunirait les organisations non gouvernementales
désireuses de s’associer dans un travail de solidarité et d’entraide
pour se faire connaître sur le plan mondial, défendre le rôle
humanitaire qu’elles remplissent, et faire le nécessaire pour les
protéger et assurer, ainsi, la pérennité des aides humanitaires aux
nécessiteux et pour les aider, enfin, à la transparence de leurs
ressources et de leur emploi.
Etant donné que ces activités et positions trouvent leur soutien dans
des institutions originaires des sociétés aussi bien du Nord que du Sud
et dans toutes les positions qui ont pour but la protection de leurs
institutions, activités et membres des dispositions arbitraires,
celles-ci ont naturellement participé à la création de ce « Bureau
international des ONG humanitaires » pour défendre leurs intérêts, les
faire connaître et sensibiliser l’opinion quant à leur rôle dans la
protection des intérêts humains, comme ce qui suit :
1- La création d’un regroupement international reconnu, selon les
normes universelles, que ce soit dans sa composition ou dans les voies
qu’il adopte, et la concrétisation de ce projet par toutes voies
médiatiques et juridiques.
2- Mettre en place d’un vaste champ de relations avec les médias sur le
plan mondial.
3- Etablir de bons rapports avec les Nations Unies et les pays de
l’Union Européenne et la commission européenne.
4- Œuvrer pour obtenir le soutien d’organisations inter-gouvernementales
au Bureau.
5- Rassembler un certain nombre d’avocats autours du Bureau, pour
servir ses objectifs.
6- Etablir de bonnes relations avec les Etats et le contact de leurs
représentants dans les institutions et demander leur soutien juridique,
moral et matériel.
7- La publication d’un courrier périodique – au fur et à mesure des
informations fournies par ces institutions - pour présenter les
activités caritatives de ces institutions dans le monde.
8- La publication d’un guide périodique qui sera distribué aux bureaux
de l’ONU et au grands Etats, pour affirmer le rôle humanitaire de ces
institutions et leur volonté à faire preuve de plus de transparence.
9- Considérant, comme l’invoque le proverbe, que l’Homme se méfie de
ce qu’il ne connaît pas, inviter, pour y remédier, les représentants
Etats qui honnissent ces institutions à découvrir leur monde. Et,
établir la liaison entre des représentants des gouvernements et des
associations caritatives pour un dialogue constructif entre eux,
susceptible de participer à la résolution des difficultés probables par
les moyens civilisés, grâce à l’esprit de collaboration.
10- La publication d’un périodique qui présente les acquis et les
difficultés qu’ont connus ces institutions.
11- La formulation de protestations auprès des Etats, de leurs
représentants et des instances internationales dans le cas ou les
activités des institutions non gouvernementales subissent des pressions.
12- L’établissement en accord avec ces institutions de méthodes pour
faire connaître les régions qui ont besoin d’action humanitaire. La
transmission d’informations, lorsqu’elles parviennent, aux institutions
humanitaires sur les régions qui ont besoin d’aide.
13- La formulation de demandes aux grands Etats et à leurs institutions
de fournir l’aide aux sociétés et aux institutions qui opèrent dans les
régions sinistrées. Car c’est dans ce cadre que s’établis le lien entre
la coordination internationale et la confection d’un champ non
gouvernemental.
14- Le Bureau veille à sensibiliser les gouvernements et les peuples à
l’intérêt qu’il y a dans les institutions non gouvernementales pour
repousser les drames de la pauvreté, de la maladie et de l’ignorance
dans leurs pays.
|